Cours de Gaulois Moderne

Par Cernunnos Crowulf

 

Menghavan 0: Swausé In Tengu

Leçon 0: Les Sons De La Langue

Dans cette leçon préliminaire nous apprendrons les sons de la langue.

  1. Voyelles

Le Gaulois moderne a cinq voyelles. Elles peuvent être longues ou courtes. Voici les courtes. Le tableau suivant montre leur graphie, leur valeur phonétique, ainsi que leur prononciation, en employant des exemples en Français et dans d’autres langues.

voyelle valeur phonétique (IPA) exemples de son
a

o

u

e

i

[a]

[o]

[u]

[e]

[i]

patte

pomme

cou

tête

lit

Le tableau suivant montre les voyelles longues. Elles sont indiquées avec des accents au-dessus de la voyelle, par exemple ‘á’ est le ‘a’ long.

voyelle valeur phonétique (IPA) exemples de son
á

ó

ú

é

í

[a:]

[o:]

[u:]

[e:]

[i:]

pâte

eau

ou, mais allongé

aller

trahir

Le Gaulois moderne a cinq diphthongues. Une diphthongue est un groupe de deux voyelles  écrites et prononcées ensembles, comme dans le tableau suivant.

diphthongue valeur phonétique (IPA) sound examples
ái

ói

úi

éi

au

[a:j]

[o:j]

[u:j]

[e:j]

[au]

ail

boy (Angl.)

brouillard

veille

cow (Angl.)

  1. Consonnes

Le Gaulois a de nombreuses consonnes. Le tableau suivant montre leur graphie, leur valeur phonétique, ainsi que des exemples en Français, en Anglais et dans d’autres langues. Il n’est pas possible de donner des exemples pour chaque son.

consonne valeur phonétique (IPA) exemples de son
p

t

c

b

d

g

v

dh

gh

f

th

ch

fh

m

w

s

sh

n

r

l

nh

rh

lh

ng

[p]

[t]

[k]

[b]

[d]

[g]

[v]

[ð]

[ɣ]

[f]

[θ]

[x]

[ɸ]

[m]

[w]

[s]

[ʃ]

[n]

[r]

[l]

[xn]

[xr]

[xl]

[ŋ]

pied

terre

casser

bateau

dommage

garage

vin

there (Angl.)

* agua (Espagnol)

fin

thin (Angl.)

* loch, Écoss.; ich, Allemand

* f sans langue aux dents

manière

oui

salon

chat

nez

rose

loup

* [x] suivi par [n]

* [x] suivi par [r]

* [x] suivi par [l]

putain avec l’accent du midi

  1. Variation de longueur de voyelles

La longueur d’une voyelle peut changer. Dans un mot de deux syllabes ou plus l’accent sera sur l’avant-dernière syllabe. Souvent cela allongera la voyelle de cette syllabe. Des exemples sont donnés ci-dessous.

men: penser > la voyelle /e/ est courte

ménu: pensée > l’accent sur la première voyelle /e/ qui devient longue

menúé: pensées > l’accent se déplace sur l’avant-dernière voyelle /u/ qui devient longue

Menghavan 1: Bréthré – Aman Dhathach – Gweranúé Donach

Leçon 1: les Verbes – le Présent – les Pronoms Personnels

 

Dans la première leçon nous apprendrons comment mettre un verbe au présent et comment utiliser un pronom personnel.

  1. Les verbes au présent

Chaque verbe a une forme fondamentale ou racine, appellée “nom verbal”. Elle a la même fonction que l’infinitif en Français.

Les noms verbaux peuvent se terminer par des consonnes, en –i, -a, -e, et en un seul cas en –ó, jamais en –u. Des exemples sont donnés ci-dessous:

ápis: voir

men: penser

gwel: vouloir

gar: appeler

carni: construire, bâtir

argha: briller

delghe: tenir

ávó: faire

berwi: bouillir

gní: savoir

Pour former le présent, un –a est ajouté au nom verbal selon différentes manières notées ci-dessous. On remarque que les voyelles en Gaulois moderne peuvent être longues ou courtes. La longueur des voyelles change avec l’accent. L’accent est toujours sur l’avant-dernière syllabe. Quand les mots se prolongent l’accent se déplace en conséquence.

Les verbes à consonne finale:

ápis > apísa

men > ména

gwel > gwéla

gar > gára

Les verbes en -i:

carni > carna

Les verbes en –a:

argha > argha > nothing changes / pas de changement

Les verbes en –e:

delghe > delgha

Les verbes en –ó échangent le –ó pour un –a:

ávó > áva

Les verbes en –wi gardent le –i finale:

berwi > berwía

Les verbes en –i où le –i est la seule voyelle gardent ce –i final:

gní > gnía

Exercices

Mettre les verbes suivants au présent:

prin (acheter) >

ber (porter) >

gal (pouvoir) >

brís (briser-casser) >

ívi (boire) >

cára (aimer) >

cinge (faire la guerre) >

ávó (faire) >

camwi (tourner, faire un virage) >

lí (s’allonger) >

  1. Les pronoms personnels

Les pronoms personnels sujets sont les suivants:

mi: je

ti: tu

é: il

í: elle

í: “il” (p.e. il pleut, il faut)

ni: nous

sú: vous

sí: ils-elles

À la troisième personne du pluriel il n’y a pas de difference entre le masculin “ils” et le féminin “elles”.

En Gaulois moderne le pronom personnel suit le verbe qu’il accompagne:

apísa mi: je vois

ména ti: tu penses

gwéla é: il veut

gára í: elle appelle

carna ni: nous construisons

argha sú: vous brillez

delgha sí: ils-elles tiennent

áva í: il fait (p.e. il fait beau)

berwía í: ça bout

gnía í: “il sait”, “ça sait”

Exercises:

Construire les phrases suivantes:

j’achète >

tu portes >

il peut >

elle casse >

nous buvons >

vous aimez >

ils font la guerre >

ça fait >

ça vire >

ça s’allonge >

 

Menghavan 2: Gweranúé Donach Co hUrchatha

Leçon 2: Les Pronoms Personnels Objets

Dans la deuxième leçon nous apprendrons comment se servir d’un pronom en tant que objet d’une phrase avec un verbe.

  1. Les pronoms personnels en tant que objet d’un verbe actif

L’objet d’une phrase est la chose auquelle quelque chose est faite. Elle est le recepteur de l’action executée par le verbe.

Quand les pronoms personnels sont l’objet d’une phrase ils peuvent prendre deux formes differentes. La première forme is identique a la forme qu’ils prennent quand ils sont le sujet d’une phrase, sauf un. Le sujet d’une phrase est l’agent qui performe l’action executée par le verbe.

les pronoms personnels sujet les pronoms personnels objet
mi: je

ti: tu

é: il

í: elle

í: il (ce, ça)

ni: nous

sú: vous

sí: ils/elles

mi: me

ti: te

é: le

í: la

í: le

ni: nous

sú: vous

ís: les

Seul la troisième personne pluriel est differente: ís au lieu de sí.

Ces pronoms sont utilisés quand ils sont les recepteurs de l’action d’un verbe actif. Un verbe actif est un verbe qui execute l’action principale d’une phrase. Il aura un sujet qui executera l’action. Il sera dans une forme qui indique l’époque et la manière dont l’action est executée.

V = verbe

S = sujet

O = objet

En Gaulois moderne une phrase a l’ordre normale Verbe-Sujet-Objet. C’est une qualité qui est caracteristique des langues Celtiques et qui se ne trouve en Français qu’ en conditions d’ inversion d’interrogative .

Employant les verbes qui ont été présentés en leçon 1 nous pouvons construire des exemples:

apísa mi: je vois > apísa mi ti: je te vois

Dans la phrase “apísa mi ti” le verbe “apísa” vient en premier, le sujet “mi” en deuxième, et l’ objet “ti” en troisième. Ceci est indique tel que:

apísa mi ti

V      S   O

Nous pouvons voir que le verbe “apísa” est actif puisque c’ est au présent: il a la terminaison du présent –a.

Ci-dessous sont données d’autres exemples:

gára í mi: elle m’ appelle

delgha é ni: il nous tient

gnía sí sú: ils vous connaissent

Quand l’objet commence avec une voyelle, comme é, í et ís, et ils suivent un pronom sujet, ce pronom reçoit une lettre supplementaire ch- en position initiale. Cette lettre ch- est prononciée comme le –ch dans le mot Écossais “loch” (lac).

apísa mi chí: je la vois

ména mi chí: je le pense

gwéla í ché: elle le veut

áva é chí: il le fait

gnía sú chís: vous les connaissez

gára í chís: elle les appelle

Exercices

Construire les phrases suivantes avec les verbes donnés ci-dessus et ci-dessous:

prin (acheter)

ber (porter)

brís (briser, casser)

ívi (boire)

cára (aimer)

ávó (faire)

camwi (tourner, faire un virage)

lí (s’ allonger)

Je l’achète:

tu le porte:

il le casse:

elle le boit:

nous les aimons:

vous nous tournez:

ils vous appellent:

elle me voit:

il la connait:

elle te veut:

Vous pouvez verifier vos réponses sur la dernière page de cette leçon.

  1. Pronoms personnels en tant que objet d’un nom verbal

Le nom verbal est la forme racine fondamentale du verbe, appellée infinitif en Français. Il se conduit plus au moins de la même façon.

P.e.: can: chanter

cána mi chí: je le chante

Quand les pronoms personnels sont l’objet d’un nom verbal ils prennent une forme différente:

mi > imí

ti > ithí

é > iché

í > ichí

ni > iní

sú > isú

ís > ichís

Quand un nom verbal ets employé dans une phrase avec un verbe actif il suit le sujet immédiatement:

gwéla mi can: je veut chanter

Dans cette phrase le nom verbal est l’objet du verbe actif:

gwéla mi can

V        S    O

Si nous traduisons cette phrase litérament ça nous donnerait:

veut je chanter

V     S   O

Si nous employons un pronom personnel en tant que sujet de cet infinitif nous nous servons de la forme spéciale décrit plus haut:

gwéla mi can ichí: je veut le chanter

Dans cette phrase les deux mots “can ichí” deviennent l’objet nouveau de la phrase.

gwéla mi can ichí

V       S    [O       ]

La phrase dessus puet être traduite litérament comme “je veut chanter de-ceci”.

La particule i- a laquelle les pronoms sont attachés indiquent la possession de quelque chose:

imí: de-moi

ithí: de-toi

iché: de-lui

ichí: de-elle

ichí: de-le

iní: de-nous

isú: de-vous

ichís: de-eux

La phrase “can ichí” se traduit comme “chanter de-le”. Si on ajoute un article défini imaginaire [le] a la version Française ça donne:

can ichí: [le] chanter de-le > gwéla mi can ichí: je veut [le] chanter de-le

Exercices

Faire les phrases suivantes, en employant les verbes donnés plus haut:

Je veut le voir:

tu veut la tenir:

il veut te connaître:

elle veut l’aimer:

ça peut me casser:

nous pouvons les acheter:

vous pouvez nous porter:

ils peuvent vous connaître:

vous pouvez le faire:

Vous pouvez verifier vos réponses ci-dessous.

Réponses

Exercices 1

Je l’achète: prína mi chí

tu le portes: béra ti ché

il le casse: brisa é chí

elle le boit: íva í chí

nous les aimons: cára ni chís

vous nous tourner: camwía sú ni

ils vous appellent: gára sí sú

elle me voit: apísa í mi

il la connait: gnía é chí

elle te veut: gwéla í ti

Exercices 2

Je veut le voir: gwéla mi ápis ichí

tu veut la tenir: gwéla ti delghe ichí

il veut te connaître: gwéla é gní ithí

elle veut l’aimer: gwéla í cára iché

ça peut me casser: gála í brís imí

nous pouvons les acheter: gála ni prin ichís

vous pouvez nous porter: gála sú ber iní

ils peuvent vous connaître: gála sí gní isú

vous pouvez le faire: gála sú ávó ichí

 

Menghavan 3 : Anúé – Téith – In hAmosanal

Leçon 3 : Les noms – La possession – L’article

 

Dans cette troisième leçon, nous allons apprendre ce qu’est un nom, comment il peut être possessif, et qu’est-ce qu’un article.

  1. Les noms

 

Ce sont des mots qui se référent à tout ce qui peut avoir un nom, comme une personne, un lieu, une chose, un état ou une qualité. Dans les leçons 1 et 2 nous avons appris à nous servir des sujets et des objets. Les noms peuvent être sujets ou objets d’une phrase.

P.ex :

gwir : homme

cun : chien

ép : cheval

cánu : chanson

ménu : pensée

coch : jambe

duvr : eau

pen : tête

Il n’y a pas d’article indéfini comme en Français “un” en Gaulois moderne :

gwir : homme

gwir : un homme

cun : chien

cun : un chien

On peut utiliser les verbes appris dans les leçons précédentes pour construire des phrases où le sujet et l’objet sont des noms au lieu d’être des pronoms.

gára gwir cun : Un homme appelle un chien

V       S       O

apísa cun ép : un chien voit un cheval

cána gwir cánu : un homme chante une chanson

ména gwir ménu : un homme pense à quelque chose (lit. Pense à une pensée)

Exercices :

 

Construisez les phrases suivantes avec les verbes donnés dans les leçons précédentes et les noms donnés au-dessus et en-dessous.

ben : femme

gnath : enfant

mapath : garçon

geneth : fille

curu: bière

cuchul : chapeau

Un homme achète une bière :

Une femme porte un enfant :

Un garçon veut un chapeau :

Une fille chante une chanson :

Un cheval boit de l’eau :

Un chien casse une jambe :

Un enfant aime un cheval :

Un homme voit une femme :

Un cheval porte un garçon :

Une femme appelle un chien :

Vous pouvez vérifier vos réponses sur la dernière page de cette leçon.

  1. La possession :

Dans la leçon 2, nous avons vu que quand un pronom est utilisé en tant qu’objet, il a une particule possessive spéciale i-. Cette particule n’est utilisée avec rien d’autre, juste les pronoms. Quand on utilise un nom, on remplace juste le pronom et la particule avec le nom.

cána mi cánu : Je chante une chanson

gwéla mi can ichí : Je veux chanter ça

gwéla mi can cánu : Je veux chanter une chanson

La phrase “can cánu” signifie “[le] chantage d’une chanson”. Le mot Français “le” n’est pas utilisé.

Cette phrase a deux noms : 1. Le nom verbal “can”, 2. Le nom “cánu”. Dans cette phrase, le premier nom “can” est possédé par le second nom “cánu”. En Français, ceci est indiqué par le mot “de”. En Gaulois moderne, c’est la position du mot qui l’indique, le second mot possède le premier.

La même chose peut être faite avec l’un ou l’autre des noms.

curu gwir : une bière d’un homme [la bière d’une homme]

gnath ben : un enfant d’une femme [l’enfant d’une femme]

ép geneth : un cheval d’une fille [le cheval d’une fille]

Exercice :

 

En utilisant les mots appris dans chacune des leçons, créez les phrases suivantes :

Une jambe [patte] d’un chien [la patte d’un chien] :

Un chien d’un homme [le chien d’un homme] :

Une tête d’une cheval [la tête d’un cheval] :

Un chapeau d’une femme [le chapeau d’une femme] :

Une pensée d’un enfant [la pensée d’un enfant] :

Une chanson d’une fille [la chanson d’une fille] :

Un cheval d’un garçon [le cheval d’un garçon] :

Un homme [mari] d’une femme [le mari d’une femme] :

Un enfant d’un homme [l’enfant d’un homme] :

Un chapeau d’un enfant [le chapeau d’un enfant] :

Vous pouvez vérifier vos réponses à la dernière page de cette leçon.

  1. L’article :

Le Gaulois moderne a un seul article : “in”. Il ne change jamais, quelle que soit la raison.

P.ex :

in gwir : L’homme

in ép : Le cheval

in mapath : Le garçon

in curu : La bière

in pen : La tête

in duvr : L’eau

L’article “in” peut être utilisé dans des cas de possession. Il est utilisé uniquement avec le second nom, celui qui possède le premier nom. Ce dernier ne peut jamais avoir d’article devant lui.

P.ex :

cun gwir : un chien d’un homme [le chien d’un homme]

cun in gwir : un chien de l’homme [le chien de l’homme]

Le second nom possède le premier. Le second nom est le seul qui puisse avoir l’article.

Exercice :

 

Construire les phrases suivantes en utilisant touts les mots appris jusqu’ici.

La tête du cheval :

La jambe du chien :

La bière de l’homme :

Le chapeau du garçon :

L’eau du cheval :

La chanson du garçon :

La pensée de l’homme :

Le cheval de la chanson :

Le chien du garçon :

Le chapeau du cheval :

Vous pouvez vérifier vos réponses ci-dessous.

Réponses :

 

Exercice 1 :

 

Un homme achète une bière : prína gwir curu

Une femme porte un enfant : delgha ben gnath

Un garçon veut un chapeau : gwéla mapath cuchul

Une fille chante une chanson : cána geneth cánu

Un cheval boit de l’eau : íva ép duvr

Un chien casse une jambe : brísa cun coch

Un enfant aime un cheval : cára gnath ép

Un homme voit une femme : apísa gwir ben

Un cheval porte un garçon : béra ép mapath

Une femme appelle un chien : gára ben cun

Exercice 2 :

 

Une jambe [patte] d’un chien [la patte d’un chien] : coch cun

Un chien d’un homme [le chien d’un homme] : cun gwir

Une tête d’un cheval [la tête d’un cheval] : pen ép

Un chapeau d’une femme [le chapeau d’une femme] : cuchul ben

Une pensée d’un enfant [la pensée d’un enfant] : ménu gnath

Une chanson d’une fille [la chanson d’une fille] : cánu geneth

Un cheval d’un garçon [le cheval d’un garçon] : ép mapath

Un homme [mari] d’une femme [le mari d’une femme] : gwir ben

Un enfant d’un homme [l’enfant d’un homme] : gnath gwir

Un chapeau d’un enfant [le chapeau d’un enfant] : cuchul gnath

Exercice 3 :

 

La tête du cheval : pen in ép

La jambe du chien : coch in cun

La bière de l’homme : curu in gwir

Le chapeau du garçon : cuchul in mapath

L’eau du cheval : duvr in ép

La chanson du garçon : cánu in mapath

La pensée de l’homme : ménu in gwir

Le cheval de la chanson : ép in cánu

Le chien du garçon : cun in mapath

Le chapeau du cheval :cuchul in ép

                                                                                                          

Menghavan 4: Alghnas Anúé

 Leçon 4: Le genre des noms

Dans cette 4ème leçon, nous verrons comment déterminer le genre des noms.

Le genre des noms

 

En Gaulois moderne, tous les noms ont un genre, qui est soit masculin, soit féminin. Si la signification du nom indique un genre, alors le nom est de ce genre.

gwir : homme

ben : femme

mapath : garçon

geneth : fille

map : fils

dúithir : fille (enfant de sexe féminin)

áther : père

máthir : mère

moth : pénis

tuthu : vagin

Si la signification du nom n’indique aucun genre, alors celui-ci est déterminé par la dernière voyelle. Si c’est un /a/ ou un /i/, le nom est féminin :

lam : main > fem.

bis : doigt > fem.

tír : terre (parcelle de terre) > fem

cnam : os > fem.

Si la dernière voyelle est un /e/, un /o/ ou un /u/, le nom est masculin :

pen : tête > masc.

mór : mer > masc.

cánu : chanson > masc.

tráieth : pied > masc.

coch : jambe > masc.

curu : bière > masc.

Le -i dans les diphtongues -ái, -éi, ói, et -úi, n’est pas une voyelle, mais une semi-consonne, comme /y/ en Français. Il ne compte pas comme une voyelle, et sa présence ne détermine pas le genre féminin.

brói : pays > La dernière voyelle est un /o/, le -i est une semi-consonne > masc.

mái : lieu, endroit, plaine > La dernière voyelle est un /a/ > fem.

téi : maison > La dernière voyelle est un /e/ > masc.

gwólúith : effort > La dernière voyelle est un /u/ > masc.

Certains noms se terminent par une double consonne où la dernière consonne est un l, un n ou un r. Lors de la prononciation, un son indistinct apparaît entre l’avant dernière consonne et le l, n ou r. Ce son est appelé ‘schwa’, représenté par le symbole [ǝ]. Il n’est pas considéré comme une voyelle, et n’est pas écrit. Il n’affecte donc pas le genre du nom. Le genre d’un tel nom est déterminé par la dernière voyelle avant le schwa :

sédhl : siège > La dernière voyelle est un /e/ > masc.

sparn : épine > La dernière voyelle est un /a/ > fem.

livr : livre > La dernière voyelle est un /i/ > fem.

Certains noms se terminent par une diphtongue suivie d’une double consonne où la dernière consonne est un l, n ou r. Le genre de ces noms est déterminé par la dernière voyelle avant le -i de la diphtongue :

anéithl : protection > La dernière voyelle est un /e/ > masc.

lúithr : lutte > La dernière voyelle est un /u/ > masc.

bóithl > coup > La dernière voyelle est un /o/ > masc.

amáithl : service > La dernière voyelle est un /a/ > fem.

Les noms des animaux sont masculins par défaut, même si la voyelle est un /a/ ou un /i/

garan : héron > masc.

cun : chien > masc.

lóern : renard > masc.

ép : cheval > masc.

caval : cheval femelle [jument] > masc.

bó : vache [nom générique pour le bétail] > masc.

Ces noms peuvent être féminisés en ajoutant le suffixe -is :

garanis : héron femelle

cunis : chienne

épis : étalon (également : casich)

cavalis : jument

Les noms indiquant des fonctions ou activités humaines sont aussi masculins par défaut :

drúidh : érudit > masc

gwerchovreth : magistrat > masc.

tiern : boss, chef > masc.

dan : manager > masc.

Ces noms peuvent également être féminisés grâce au suffixe -is :

drúidh : érudite

gwerchovrethis : magistrate

tiernis : boss, chef femme

danis : manageuse

Exercice :

 

Déterminer le genre des noms suivants :

car : voiture >

sesa : fauteuil >

roth : roue >

aríthis : table >

dulu : papier >

cumlath : assiette >

cladhal : couteau >

gaval : fourchette >

bóthéi : écurie >

bochwídhu : cuillère >

ethn : oiseau >

táru : taureau >

amáiath : serviteur >

cerdhíath : travailleur >

menrodhiath : enseignant >

gnisáiath : étudiant >

pethlói : truc >

pren : arbre >

bil : tronc >

clétha : échelle >

cilurn : seau >

scothir : pelle >

cerdhl : travail >

tráith : plage >

crósu : vague >

sir : étoile >

nem : ciel >

brí : colline >

brói : pays >

bélói : culture >

tengu : langage >

tarinch : clou >

cingeth : guerrier >

delgheth : titulaire >

cruthas : courage >

dumnas : ténèbres >

échal : sabot >

Vous pouvez vérifier vos réponses ci dessous :

Réponses :

car : voiture > f

sesa : fauteuil > f

roth : roue > m

aríthis : table > f

dulu : papier > m

cumlath : assiette > f

cladhal : couteau > f

gaval : fourchette > f

bóthéi : écurie > m

bochwídhu : cuillère > m

ethn : oiseau > m

táru : taureau > m

amáiath : serviteur > m

cerdhíath : travailleur > m

menrodhiath : enseignant > m

gnisáiath : étudiant > m

pethlói : truc > m

pren : arbre > m

bil : tronc > f

clétha : échelle > f

cilurn : seau > m

scothir : pelle > f

cerdhl : travail > m

tráith : plage > f

crósu : vague > m

sir : étoile > f

nem : ciel > m

brí : colline > f

brói : pays > m

bélói : culture > m

tengu : langage > m

tarinch : clou > f

cingeth : guerrier > m

delgheth : titulaire > m

cruthas : courage > f

dumnas : ténèbres > f

échal : sabot > f

                                                                                                          

Menghavan 5: Rithiúnan In Elwachídhu

Leçon 5: La Formation du Pluriel

Lors de la leçon 5 vous allez apprendre à former le pluriel des noms.

Le Pluriel des Noms

Le pluriel de la plupart des noms se forme par l’ajout du suffixe -é au nom.

gwir > gwir + -é

mapath > mapath + -é

Étant une voyelle ouverte, -é a pour effet de décaler l’accent d’un rang vers la fin du mot. Lorsque le pluriel n’est pas séparé de la syllabe précédente par plus d’une consonne, la voyelle de la syllabe précédant la terminaison -é à la fois s’allonge et porte l’accent.

gwir > gwíré (hommes)

mapath > mapáthé (garçons)

geneth > genéthé (filles)

map > mápé (fils)

dúithir > dúithíré (filles)

Si la terminaison du pluriel est séparée de la syllabe précédente par plus d’une consonne, la voyelle de cette syllabe est courte.

ethn: oiseau > ethné: oiseaux

carch: rocher > carché: rochers

Si un mot se termine par une voyelle, la terminaison -é suit immédiatement cette voyelle, qui porte l’accent et s’allonge.

cánu: chanson > canúé: chansons

En  Galáthach, la majeure partie des pluriels est formée de cette manière. On note seulement deux exceptions:

 

Le pluriel du mot ‘femme’

Le pluriel de ce mot est différent.

ben: femme > mná: femmes

Cette forme est attestée en Gaulois Ancien.

Le cas duel

Le pluriel des noms fonctionnant naturellement pas paires est formé par l’ajout du suffixe dá-, signifiant “deux”.

óp: oeil > dáóp: yeux

coch: jambe > dáchoch: jambes

lam: main > dálam: mains

Pour ce qui du mot aus “oreille”, le préfixe dá- se résume à d-

aus: oreille > daus: oreilles

Dans les cas où ces éléments apparaissent en plus de deux exemplaires, le suffixe habituel -é est utilisé.

ópé damathal: [les] yeux d’une araignée

> les araignées ont huit yeux

coché ép: [les] jambes d’un cheval

> les chevaux ont quatre jambes

ópé gwíré: [les] yeux des hommes

> plusieurs hommes ensembles ont plus de deux yeux

Dans les cas où ces éléments ne sont pas de formation naturelle et peuvent ne pas apparaître par paire, le suffixe habituel -é est utilisé.

lamé gwepór: les aiguilles d’une horloge

> une horloge n’est pas une créature animée et il peut y avoir plus de deux aiguilles sur une horloge, par exemple les heures, les minutes, les secondes

 

Le pluriel collectif

De nombreuses choses souvent considérées comme un tout sont indiquées par le suffixe –lói.

gwep: mot > gweplói: vocabulaire

> gweplóié: vocabulaires

sir: étoile > sirlói: constellation

> sirlóié: constellations

 

Le pluriel suivant des nombres

Le pluriel n’est pas utilisé après les nombres. Les noms demeurent au singulier.

ép: un cheval > pethr ép: quatre chevaux

nóith: nuit > dech nóith: dix nuits

 

Exercices

  1. Mettre les mots suivants au pluriel:

car (voiture) >

sesa (chaise) >

roth (roue) >

aríthis (table) >

dulu (papier) >

cumlath (assiette) >

cladhal (couteau) >

gaval (fourchette) >

bóthéi (étable) >

bochwídhu (cuillère) >

cilurn (seau) >

cerdhl (travail) >

tarinch (ongle) >

crósu (vague) >

brí (colline) >

coch (jambe) >

aus (oreille) >

dós (bras) >

durn (poing) >

  1. Construire le pluriel qui convient:

les jambes d’une femme >

les oreilles d’une fille >

les bras d’un garçon >

les yeux d’un homme >

les pattes d’un chien >

les oreilles d’un cheval >

les bras d’une rivière >

les yeux d’un crabe >

des jambes de filles >

des oreilles d’hommes >

des bras de femmes >

des yeux de garçons >

  1. Utiliser les chiffres suivants afin deconstruire des expressions au pluriel:

dá: deux

trí: trois

pethr: quatre

pimp: cinq

cinq enseignants >

quatre oiseaux >

trois taureaux >

deux seaux >

Vous pourrez vérifier vos réponses c-dessous.

Solutions:

car (voiture) > cáré

sesa (chaise) > sesáé

roth (roue) > róthé

aríthis (table) > arithísé

dulu (papier) > dulúé

cumlath (assiette) > cumláthé

cladhal (couteau) > cladhálé

gaval (fourchette) > gaválé

bóthéi (étable) > bóthéié [/o/ de bó reste long car il est étymologiquement déterminé]

bochwídhu (cuillère) > bochwidhúé

cilurn (seau) > cilurné

cerdhl (travail) > cerdhlé

tarinch (ongle) > tarinché

crósu (vague) > crosúé

brí (colline) > bríé

coch (jambe) > cóché

aus (oreille) > ausé

dós (bras) > dósé

durn (poing) > durné

les jambes d’une femme > dáchoch ben

les oreilles d’une fille > daus geneth

les bras d’un garçon > dádhós mapath

les yeux d’un homme > dáóp gwir

les pattes d’un chien > cóché cun

les oreilles d’un cheval > ausé ép

les bras d’une rivière > dósé ávon

les yeux d’un crabe > ópé carchu

des jambes de filles > cóché genéthé

des oreilles d’hommes > ausé gwíré

des bras de femmes > dósé mná

des yeux de garçons > ópé mapathé

cinq enseignants > pimp menrodhíath

quatre oiseaux > pethr ethn

trois taureaux > tri táru

deux seaux > dá cilurn

                                                                                                          

Menghavan 6: Anúé Benin Can in hAmosanal – Gwerthanálé Coswaus Anolsam

 

Lesson 6: Les Noms Féminins et l’Article –  Mutation de la Consonne Initiale

Lors de la leçon 5 vous allez apprendre comment se comportent les noms féminins après l’article.

Les Noms Féminins et l’Article

Lorsque les noms féminins sont précédés de l’article «in», leur consonne initiale mute selon des schémas réguliers. Cette mutation est ce qui désigne les noms comme féminins.

par > in bar (chaudron – le chaudron)

taran > in daran (tempête – la tempête)

carch > in garch (rocher – le rocher)

ben > in ven (femme – la femme)

dúithir > in dhúithir (fille – la fille)

glan > in ghlan (rive – la rive)

máthir > in wáthir (mère – la mère)

sir > in shir (étoile – l’étoile)

spáthl > in ‘páthl (histoire – l’histoire)

nath > in nhath (destin – le destin)

rath > in rhath (fougère – la fougère)

latha > in latha (marais – le marais)

fich > in fhich (figue – la figue)

La semi-voyelle i- (/y/ en français, [j]) est préfixée en ch’:

iar > in ch’iar (poulet – le poulet)

Les voyelles son préfixées à l’aide d’un h-:

aval > in haval (pomme – la pomme)

épis > in hépis (jument – la jument)

úlidh > in húlidh (fête – la fête)

ídh > in hídh (chaîne – la chaîne)

oghran > in hoghran (gel – le gel)

La règle s’applique aussi lorsque les noms sont au pluriel :

páré > in báré

taráné > in daráné

carché > in garché

mná > in wná

dúithíré > in dhúithíré

gláné > in ghláné

 

 

Mutation de la Consonne Initiale

Les mutations citées plus haut sont régulières, le schéma s’applique dans tous les cas. En voici le récapitulatif:

p > b

t > d

c > g

b > v

d > dh

g > gh

m > w

s > sh devant une voyelle

s > ‘ [rien] devant une consonne

n > nh

r > rh

l > lh

f > fh

i- > ch’i- devant une voyelle

i- > hi- devant une consonne

a > ha

e > he

u > hu

o > ho

Certains de ces sons sont inhabituels en français.

dh = comme en anglais the, there

gh = comme en grec έγώ (je, moi), breton delc’h (tenir). Ce son est appelé « consonne fricative vélaire sonore ». Comme la jota espagnole (mujer), mais moins gutturale, plus proche du g de agua.

sh = comme en anglais ship

h- = comme en anglais house

ch’ = comme en espagnol  mujer

nh = ch- comme en espagnol  mujer, suivi de –n > prononcé chn-.

rh = ch- comme en espagnol  mujer, suivi de –r > prononcé chr-.

lh = ch- comme en espagnol  mujer, suivi de –l > prononcé chl-.

fh = un /f/ produit sans que la langue ne touche les dents. Ce son est appelé « consonne fricative bilabiale sourde ».

Parmi ces différents sons, h-, sh-, fh-, nh-, rh- and lh- apparaissent uniquement en position de mutation initiale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Exercices

Mettre l’article devant les noms suivants et opérer les changements si nécessaires.

pan (verre, coupe) >

penálé (chapitres) >

támé (classes) >

cái (haie) >

calghé (points) >

bach > (poids)

baláné (balais) >

daghl (torche) >

dáré (rages) >

gaval (fourchette) >

gnáthé (enfants) >

fich (figue) >

fíché >

mái (lieu) >

máné (cous) >

sachrap (mauvais œil) >

sálé (remise, hangar) >

scáth (ombre) >

spríé (brindilles) >

ial (clairière) >

iatháné (prêts) >

nan (faim) >

nascálé (anneaux) >

ran (part) >

ratháné (garanties) >

lam (main) >

láné (champs) >

áchn (lait) >

avanché (esprits des eaux) >

ili (lierre) >

íthwéráné (distributions) >

ódhan (odeur) >

olchraváné (descriptions) >

uchan (élévation) >

uláé (poudres) >

échal (sabot) >

echwichnáé (pertes) >

Vous pourrez vérifier vos réponses ci-dessous.

Solutions

pan (verre, coupe) > in ban

penálé (chapitres) > in benálé

támé (classes) > in dámé

cái (haie) > in gái

calghé (points) > in galghé

bach (poids) > in vach

baláné (balais) > in valáné

daghl (torche) > in dhaghl

dáré (rages) > in dháré

gaval (fourchette) > in ghaval

gnáthé (enfants) > in ghnáthé

fich (figue) > in fhich

fíché > in fhíché

mái (lieu) > in wái

máné (cous) > in wáné

sachrap (mauvais œil) > in shachrap

sálé (remise, hangar) > in shálé

scáth (ombre) > in ‘cáth

spríé (brindilles) > in ‘príé

ial (clairière) > in ch’ial

iatháné (prêts) > in ch’iatháné

nan (faim) > in nhan

nascálé (anneaux) > in nhascálé

ran (part) > in rhan

ratháné (garanties) > in rhatháné

lam (main) > in lham

láné (champs) > in lháné

áchn (lait) > in háchn

avanché (esprits des eaux) > in havanché

ili (lierre) > in hili

íthwéráné (distributions) > in híthweráné

ódhan (odeurs) > in hódhan

olchraváné (descriptions) > in holchraváné

uchan (élévation) > in huchan

uláé (poudres) > in huláé

échal (sabot) > in héchal

echwichnáé (pertes) > in hechwichnáé

                                                                                                          

Menghavan 7: Achathéné

                                                                                                                

Leçon7: Adjectifs – Le Verbe être

Lors de la leçon 7 vous allez apprendre tout ce qui concerne les adjectifs et les utilisations du verbe ‘être’

Les Adjectifs

Un adjectif est un mot qui décrit la qualité ou la caractéristique d’un nom.

sen: vieux

ióinch: jeune

sír: long

bir: court

már: grand

méi: petit

ardhu: haut, élevé

íth: bas

duv: noir

gwin: blanc

galv: gros, gras

dái: bon

druch: mauvais

Il existe plusieurs types d’adjectifs. Ceux cités ci-dessus sont tous des adjectifs dits ‘naturels’. Les adjectifs peuvent également être formés à partir d’autres mots à l’aide de suffixes et des préfixes.

Le suffixe -ach

Le suffixe –ach peut être utilisé pour former un adjectif à partir d’un autre mot, le plus souvent un nom.

caran: ami > caranach: amical

carath: amour > caráthach: aimable

nerth: force > nerthach: fort

caun: chouette > caunach: à la manière d’une chouette

barn: jugement > barnach: en manière de jugement

achaun: pierre > achaunach: pierreux

le suffixe –ch

le suffixe –ch est similaire au suffixe –ach. Il est utilisé pour des mots se terminant par une diphtongue en –i ou bien en –u, où  –ach serait inapproprié.

grau: sable > grauch: sablonneux

téi: maison > téich: domestique

Le suffixe -ídhu

Le suffixe –ídhu est utilisé pour des mots se terminant par –ch, afin d’éviter le doublement du son –ch-.

boch: bouche > bochídhu: bavard

coch: jambe > cochidhu: doté de longues jambes

carch: rocher > carchídhu: rocailleux

bruch: bruyère > bruchídhu: couru de bruyère

Le suffixe -in

Le suffixe –in est utilisé uniquement pour décrire les qualités de créatures vivantes, gens, animaux, etc.

bledh: loup > bledhin: relatif au loup

gwir: homme > gwirin: masculin

ben: femme > benin: féminin

ép: cheval > épin: chevalin, équin

cun: chien > cunin: canin

ernu: aigle > ernúin: aquilin

Les préfixes su- et du-

Les préfixes su- (bon) et du- (mauvais) peuvent être joints à des noms afin de construire des adjectifs.

áiedh: visage > su+áiedh = beau (‘qui a beau visage’)

> du+ áiedh = laid (‘qui a mauvais visage’)

Si l’emphase de ces constructions ne porte pas sur la voyelle /u/ des préfixes, ceux-ci prennent la forme sw- and dw-

> swáiedh: beau (‘qui a beau visage’)

> dwáiedh: laid (‘qui a mauvais visage’)

Place de l’adjectif

Un adjectif suit toujours le nom qu’il complète.

gwir: homme > gwir caranach: un homme amical

mapath: garçon > mapath méi: un petit garçon

cun: chien > cun duv: un chien noir

ép: cheval > ép gwin: un cheval blanc

Mutation de l’adjectif

Si un adjectif complète un nom féminin, sa consonne initiale subit une mutation. Ceci indique le genre.

ben: femme

tech: beau

> ben dech: une belle femme

épis: jument

áchu: rapide

> épis háchu: une jument rapide

geneth: fille

gwimp: joli

> geneth chwimp : une jolie fille

L’adjectif ne change pas au pluriel.

in ghenéthé chwimp: les jolies filles

in wná dech: les belles femmes

in gwíré galv: tles gros hommes

 

Le verbe ‘être’

Le verbe ‘être’ est l’unique verbe irrégulier du Gaulois moderne.

La base verbale (ou infinitif) est “bis”.

> gwéla mi bis láen = je veux être heureux

La forme du présent est “esi”. Elle ne prend pas de –a.

> Esi mi láen = je suis heureux

 

Exercices

Construire les phrases suivantes. Vous pourrez vérifier vos réponses à la fin de la leçon.

Le cheval est grand >

Le chien est gros >

La femme est jeune >

L’homme est vieux >

La fille est petite >

La pierre est courte >

La maison est longue >

Le jugement est mauvais >

La chouette est basse >

Le sable est blanc >

La jument est amicale >

La bouche est grande >

La femme chevaline >

La jeune fille >

Le gros garçon >

L’aigle élevé >

La pierre basse >

Le rocher noir >

La bruyère blanche >

La bouche laide >

La longue jambe >

Le cheval fort >

Le mauvais amour >

Les jeunes filles voient le cheval blanc >

Les vieux hommes appellent les gros chiens >

Les femmes amicales veulent les petits garçons >

Les gros chiens aiment les pierres noires >

Les petites filles tiennent le chien (aux yeux de) chouette >

Les mauvais garçons brisent les pierres longues >

 

Réponses

Le cheval est grand > esi in ép már

Le chien est gros > esi in cun galv

La femme est jeune > esi in ven ch’ióinch

L’homme est vieux > esi in gwir sen

La fille est petite > esi in gheneth wéi

La pierre est courte > esi in achaun bir

La maison est longue > > esi in téi sír

Le jugement est mauvais > esi in varn dhruch

La chouette est basse > esi in caun íth

Le sable est blanc >  esi in grau gwin

La jument est amicale > esi in hépis garanach

La bouche est grande > esi in boch már

La femme chevaline > in ven hépin

La jeune fille > in gheneth ch’ióinch

Le gros garçon > in mapath galv

L’aigle élevé >  in ernu ardhu

La pierre basse > in achaun íth

Le rocher noir > in garch dhuv

La bruyère blanche > in bruch gwin

La bouche laide > in boch dwáiedh

La longue jambe > in coch sír

Le cheval fort > in ép nerthach

Le mauvais amour > in garath dhruch

Les jeunes filles voient les chevaux blancs > apísa in ghenéthé ch’ióinch in épé gwin

Les vieux hommes appellent les gros chiens >  gára in gwíré sen in cúné galv

Les femmes amicales veulent les petits garçons >  gwéla in wná garanach in mapáthé méi

Les gros chiens aiment les pierres noires >  cára in cúné már in garché dhuv

Les petites filles tiennent le chien (aux yeux de) chouette > delgha in ghenéthé wéi in cúné caunin

Les mauvais garçons brisent les pierres longues >  brísa in mapáthé druch in achauné sír

                                                                                                          

Menghavan 8: Rivrethré

                                                                                                                

Leçon 8: Les Adverbes

Lors de la leçon 8 vous allez apprendre tout ce qui concerne les adverbes.

Les Adverbes

Un adverbe est un mot servant à décrire une qualité ou une caractéristique d’une action verbale.

Quelques exemples: rapidement, traquillement, calmement, naturrellement, normalement. En français les adverbes sont habituellement formés à l’aide du suffixe –ment.

En Galáthach les adverbes sont formés en plaçant la particule “in” devant un adjectif. L’adjectif subit une mutation de sa consonne initiale.

áchu: rapide

in háchu: rapidement

áva mi chí: je le fais

> áva mi chí in háchu: je le fais rapidement

tau: tranquille

in dau: tranquillement

spá í chí: elle le dit

> spá í chí in dau: elle le dit tranquillement

aram: calme

in haram: calmement

réna in avon: la rivière coule

> réna in avon in haram: la rivière coule calmement

amvíthach: naturel

in hamvíthach: naturellement

gwóra cráré mel: les abeilles produisent du miel

> gwóra cráré mel in hamvíthach: les abeilles produisent naturellement du miel

suves: normal

in shuves: normallement

né chwergha í co shé: elle ne se comporte pas comme ça

> né chwergha í co shé in shuves: normalement elle ne se comporte pas comme ça

Place de l’adverbe

L’adverbe suit toujours le verbe d’aussi près que possible, après le sujet et l’objet de la phrase.

Gwóra cráré mel in hamvíthach // “produisent abeilles miel naturellement”

Verbe   Suj. Obj.    Adverbe               V          S     O          Adv

Exercices

Construire les formes adverbiales des adjectifs suivants. Vous pourrez vérifier vos réponses à la fin de la leçon.

cóil (étroit) >

lithan (large) >

dianauch (pauvre) >

téithwár (riche) >

ardhu (haut) >

íth (bas) >

pethrarpenach (carré) >

róthach (rond) >

dái (bon) >

druch (mauvais) >

Solutions

cóil > in góil (étroitement)

lithan > in lhithan (largement)

dianauch > in dhianauch (pauvrement)

téithwár > in déithwár (richement)

ardhu > in hardhu (hautement)

íth > in híth (bassement)

pethrarpenach > in betharpenach (“carrément”)

róthach > in rhothach (rondement)

dái > in dhái (bien)

druch > in dhruch (mal)

                                                                                                          

Menghavan 9: Gwepráié

                                                                                                                

Leçon 9: Les Prépositions

Dans la leçon 9 vous allez apprendre tout ce qui concerne les prépositions. Une préposition est un mot qui donne une information sur la localisation, la situation ou la position d’un sujet.

Les Prépositions

En Gaulois moderne, toutes les préposition causent la mutation de la consonne initiale du mot qui les suit.

esi: être

ép: cheval

anel: au-dessous

pren: arbre

> esi ép anel bren: il y a un cheval en-dessous d’un arbre (litt. “un cheval est  en-dessous d’un arbre”)

sédhi: être assis

gwir: homme

ur: contre

carch: rocher

> sédha gwir ur garch: un homme est assis contre un rocher

esi: être

gwolth: cheveu

en: dans

iuth: soupe

> esi gwolth en ch’iuth: il y a un cheveu dans une soupe

esi: être

mi: je

e: de (provenance)

tóth: peuple

ríu: libre

> esi mi e dóth ríu: je suis d’un peuple libre

áia: aller

í: elle

a: à, vers

tráith: plage

> áia í a dráith: elle va à la plage

Les prépositions ne causent pas de mutations sur l’article “in”, ou sur les pronoms possessifs

> esi ép gwó in pren: il y a un cheval sous l’arbre

> esi gwolth en mó ch’iuth: il y a un cheveu dans ma soupe

Avec les pronoms personnels

Les prépositions fusionnent avec le pronom personnel:

can: avec

mi: je

> canim: avec moi

gwer: sur

ti: tu

> gwerith: sur toi

nes: près de

ni: nous

> nesin: près de nous

Schémas

Les prépositions fusionnent avec le pronom personnel selon des schémas réguliers. Il y a quatre catégories de schéma type.

  1. Les prépositions se terminant par une consonne

On trouve:

can, ar, ern, ur, cin, ós, gwer, en, tar, am, ér, échan, enther, uchel, anel

(avec, avant, derrière, contre, après, sur, dans, à travers, autour de, aux environs de, sans, entre, au-dessus de, au-dessous de)

Celles-ci prennent les terminaisons suivantes:

-im, -ith, -é, -í, -in, -sú, -ís

canim: avec moi

canith:  avec toi

cané:  avec lui

caní:  avec elle

canin:  avec nous

cansú: avec vous (pl.)

canís:  avec eux

L’accent des ces formes tombe sur la dernière syllabe:

can’im: avec moi

  1. Les prépositions se terminant par une voyelle

On trouve:

ri, di, tré, co, éithra, anó, echó (pour, depuis, à travers, que (comparaison), au-delà de, à l’intérieur de, à l’extérieur de)

Celles-ci prennent les terminaisons suivantes:

-em, -eth, -ché, -chí, -en, -sú, -chís

riem: pour moi

rieth: pour toi

riché: pour lui

richí: pour elle

rien: pour nous

risú: pour vous (pl.)

richís: pour eux

La préposition “tré” prend une forme spéciale. On ajoute un –i- devant les 1ère, 2ème et 5ème form: –iem, –ieth, -ché, -chí, -ien, -sú, -chís:

tréiem: à travers moi

tréieth: à travers toi

tréché: à travers lui

tréchí: à travers elle

tréien: à travers nous

trésú: à travers vous (pl.)

tréchís: à travers eux

  1. Les prépositions consistant en une voyelle unique

A savoir: a, e, u, i (à [destination], depuis, de [avec une quantité], de [possession])

Celles-ci prennent les terminaisons suivantes:

-im, -ith, -é, -í, -in, -ú, -ís

De même, le radical de la préposition change:

a > adh-

e > ech-

u > uch-

i > ich-

adhim: à moi

adhith: à toi

adhé: à lui

adhí: à elle

adhin: à nous

adhú: à vous (pl.)

adhís: à eux

  1. Les prépositions se terminant par  -u

A savoir: au, didhíu (loin de, à l’extérieur)

Ces prépositions ne fusionnent pas avec le pronom personnel. Le pronom personnel les suit sans subir de changement, en prenant la forme du pronom objet.

au mi: loin de moi

au ti: loin de toi

au ché:  loin de lui

au chí: loin d’elle

au ni: loin de nous

au sú: loin de vous (pl.)

au chís: loin d’eux

Exercices

can, ar, ern, ur, cin, ós, gwer, en, tar, am, ér, échan, uchel, anel, enther; ri, di, tré, co, éithra, anó, echó; a, e, u, i; au, didhíu, nes

tu vas avec moi:

je me tiens (debout) devant toi:

le soleil est derrière lui:

le vent est contre elle:

la pluie tombe sur nous:

le pouvoir est en vous (pl.):

la musique les traverse (va à travers eux):

les gens parlent de moi:

les montagnes sont autour de toi:

la fille va sans lui:

le ciel est au-dessus de nous:

la terre est au-dessous de vous:

le désert est entre eux:

le travail est pour moi:

la sueur tombe de toi:

ça passe à travers lui:

elle est aussi grande qu’elle:

c’est au-delà de nous:

le problème est à l’intérieur de toi (pl.):

la réponse est hors d’eux:

elle marche vers [à] moi:

ça vient de toi:

la bière est à lui [sienne]:

ils courent au loin d’elle:

l’espirit de nature est à l’extérieur de nous:

le monstre est près de vous:

Vous pourrez vérifier vos réponses ci-dessous:

Solutions:

tu vas avec moi: áia ti canim

je me tiens (debout) devant toi: sáia mi arith

le soleil est derrière lui: esi in súel erné

le vent est contre elle: esi in áel urí

la pluie tombe sur nous: cóima in hamr gwerin

le pouvoir est en vous (pl.): esi in gus ensú

la musique les traverse (va à travers eux): áia in ganthl tarís

les gens parlent de moi: lavára in dóné amim

les montagnes sont autour de toi: esi in vríé érith

la fille va sans lui: áia in gheneth echané

le ciel est au-dessus de nous: esi in nem uchelin

la terre est au-dessous de vous: esi in lithau anelsú

le désert est entre eux: esi in dithrev entherís

le travail est pour moi:: esi in cerdhl riem

la sueur tombe de toi: cóima in shwís dieth

ça passe à travers lui: gwéra í tréché

elle est aussi grande qu’elle: esi í co wár cochí

c’est au-delà de nous: esi í éithraen

le problème est à l’intérieur de toi (pl.): esi in dhuchuthas anósú

la rponse est hors d’eux: esi in hathespath echóchís

elle marche vers [à] moi: cáma í adhim

ça vient de toi: diáia í echith

five litres of it: pimp lithr uchí

la bière est à lui [sienne]: esi in curu iché

ils courent au loin d’elle: rétha sí au chí

l’espirit de nature est à l’extérieur de nous: esi in dus dhidhíu ni

le monstre est près de vous: esi in havanch nesú

                                                                                                          

Menghavan 10: Gweranúé Téithach – Adhavachúé – Nithachúé

 

Leçon 10: Pronoms Possessifs – Démonstratifs – Locatifs

Dans la leçon 10 vous allez apprendre ce que sont les pronoms possessifs, démonstratifs et locatifs, ainsi que leur fonctionnement.

  1. Pronoms Possessifs

Un pronom possessif est un mot qui marque la possession d’un objet. Dans les leçons 2 et 3 nous avons appris deux manières d’indiquer la possession: en utilisant la particule i-, et en mettant deux objets l’un après l’autre, avec sans article entre les deux. Utiliser un pronom possessif est le troisième moyen d’indiquer la possession.

Un pronom possessif est un mot qui précède un autre mot et indique la possession du second mot: mon, ton, son, sa, etc.

cun: chien

mó: mon/ma

> mó gun: mon chien

Le pronom possessif cause la mutation du mot suivant dans la plupart des cas, sauf pour la troisième personne du féminin singulier et pour la deuxième personne du pluriel

mó: mon/ma/mes

tó: ton/ta/tes

ó: son/sa/ses (à lui)

ó: son/sa/ses (à elle)

nó: notre/nos

só: votre/vos (pl.)

só: leur/leurs

Puisque la troisième, la quatrième et la septième personnes identiques, elle se distinguent par la mutation: la troisième et la sixième causent une mutation, à la différence de la septième.

mó (mon/ma/mes): mutation

tó (ton/ta/tes): mutation.

ó (son/sa/ses): mutation

ó (son/sa/ses): pas de mutation

nó (notre/nos): mutation

só (votre/vos pl.): pas de mutation

só (leur/leurs): mutation

gun: mon chien

gun: ton chien

ó gun: son chien à lui

ó cun: son chien à elle

gun: notre chien

cun: votre (pl.) chien

gun: leur chien

Gardons en mémoire que la possession peut également être exprimée à l’aide de la particule i-. Dans ce cas on utilise le pronom objet, qui suit l’objet possédé.

cun imí: un chien à moi

cun ithí:  un chien à toi

cun iché:  un chien à  lui

cun ichí:  un chien à elle

cun iní:  un chien à nous

cun isú: un chien à vous (pl.)

cun ichís:  un chien à eux

 

Excercices

À l’aide des mots ci-dessous, traduire les phrases suivantes. Vous pourrez trouver les solutions à la fin de la leçon.

épis: jument

bó: vache

táru: taureau

molth: mouton

gavr: chèvre

camoch: chèvre de montagne

élan: faon

úru: aurochs

cáru: cerf

avanch: monstre marin

bevr: castor

mórchun: dauphin

anchrái: saumon

garan: héron

ma jument:

ta vache:

son taureau:

son mouton:

notre chèvre:

votre (pl.) chèvre de montagne:

leur faon:

mon aurochs:

votre cerf:

son monstre marin (à lui):

son castor (à elle):

notre dauphin:

votre (pl.) saumon:

leur héron:

  1. Démonstratifs

Un démonstratif est un mot qui ‘montre’ un autre mot : ce, cette, ces.

En Galáthach les démonstratifs se composent de deux parties.

  1. l’article “in” avant le mot
  2. les mots –sin ou –sé adjoints à la fin du mot

cun: chien

> in cun-sin: ce chien-ci

> in cun-sé: ce chien-là

Si le mot est féminin, l’article cause une mutation.

cunis: chienne

> in gunis-sin: cette chienne-ci

> in gunis-sé: cette chienne-là

Si le mot est au pluriel, l’article et le démonstratif ne changent pas.

in cúné-sin: ces chiens-ci

in gunísé-sé: ces chiennes-là

 

Exercices:

Traduire les expressions suivantes. Vous pourrez trouver les solutions à la fin de la leçon.

cette jument-ci:

cette vache-là:

ces taureaux-ci:

ces moutons-là:

cette chèvre-ci:

cette chèvre de montagne-là:

ces biches-ci:

ces aurochs-là:

cet cerf-ci:

ce monstre marin-là:

ces castors-ci:

ces dauphins-là:

ce saumon-ci:

ce héron-là:

 

 

 

 

 

 

  1. Locatifs

Les locatifs sont des mots qui indiquent une situation spatiale : ici, là.

Il y a deux locatifs en Galáthach.

insin: ici

insé: là, là-bas

Esi in cun insin: le chien est ici

Esi in gunis insé: la chienne est là-bas

Esi in cun-sin insin: ce chien-ci est ici

Esi in gunis-sé insé: cette chienne-là est là-bas

 

Exercices:

Traduire les expressions suivantes. Vous pourrez trouver les solutions à la fin de la leçon.

la jument est ici

les vaches sont là :

ce taureau-ci est ici :

ce mouton-là est là-bas :

ces chèvres-ci sont là-bas :

ces chèvres-de montagne-là sont la-bas :

la biche est ici :

les aurochs sont là-bas :

ce cerf-ci est ici :

ce monstre marin-là est là-bas :

ces castors-ci sont ici :

ces dauphins-là sont là-bas :

ce saumon-ci est ici :

ce héron-là est là-bas :

Solutions :

Exercice 1

ma jument: mó hépis

ta vache: tó vó

son taureau: ó dáru

son mouton: ó molth

notre chèvre: nó ghavr

votre (pl.) chèvre de montagne: só camoch

leur faon : só hélan

mon aurochs: mó húru

votre cerf: tó gáru

son monstre marin (à lui): ó havanch

son castor (à elle): ó bevr

notre dauphin: nó wórchun

votre (pl.) saumon: só anchrái

leur héron: só gharan


Exercice 2

cette jument-ci: in hépis-sin

cette vache-là: in bó-sé

ces taureaux-ci:: in tarúé-sin

ces moutons-là:  in molthé-sé

cette chèvre-ci: in ghavr-sin

cette chèvre de montagne-là: in camoch-sé

ces biches-ci: in heláné-sin

ces aurochs-là: in hurúé-sé

ce cerf-ci: in cáru-sin

ce monstre marin-là: in havanch-sé

ces castors-ci: in bevré-sin

ces dauphins-là: in morchúné-sé

ce saumon-ci: in hanchrái-sin

ce héron-là: in gharan-sé

 

Exercice 3

 

la jument est ici: esi in hépis insin

les vaches sont là : esi in bóé insé

ce taureau-ci est ici : esi in táru-sin insin

ce mouton-là est là-bas : esi in molth-sé insé

ces chèvres-ci sont là-bas : esi in ghavré-sin insin

ces chèvres-de montagne-là sont la-bas : esi in camóché-sé insé

la biche est ici : esi in hélan insin

les aurochs sont là-bas : esi in urúé insé

ce cerf-ci est ici : esi in cáru-sin insin

ce monstre marin-là est là-bas : esi in havanch-sé insé

ces castors-ci sont ici : esi in bevré-sin insin

ces dauphins-là sont là-bas : esi in morchúné insé

ce saumon-ci est ici : esi in hanchrái-sin insin

ce héron-là est là-bas :esi in gharan-sé insé

 

Menghavan 11: Colaváru – Mésu Péthach – Inchoran Chwoghníthach

 

Leçon 11: Conversation – Style Interrogatif – Propositions Subordonnées

 

Dans la leçon 11 vous allez apprendre comment construire une question, et comment enchâsser des propositions dans des phrases.

 

  1. Conversation

 

Voici une conversation entre deux personnes. Bren est un homme, Chiomára  une femme. Tous deux portent des noms traditionnels gaulois. Bren était le meneur de l’attaque sur Delphes en 279 AEC, Chiomára était une femme de Galatie. Cette conversation vous montre comment sont construites les questions.

 

 

Bren: Di wath. Pé gaman a hesi ti?

(Bren: Bonjour. Comment vas-tu?)

 

Chiomára: Esi mi in rhé dhái, bráthu. Ach ti-súé?

(Chiomara: Je vais très bien, merci. Et toi?)

 

Bren: Esi mi in dhái cóéth, bráthu. A ghnía ti o ti-esi pen ré dech?

(Bren: Je vais bien moi aussi, merci. Sais-tu que tu as une belle tête?)

 

Chiomára: Gnía mi … pé a chwéla ti?

(Chiomara: Je sais… Que veux-tu?)

 

Bren: A ghála mi bé ichí a brenuchi ichí gwer mó shédhl’ép?

(Bren: Puis-je la couper et la pendre à ma selle?)

 

Chiomára: Conechughri!

(Chiomára: Vas te faire foutre!)

Lexique:

 

pé: que/quoi (cause la mutation de la lettre initiale du mot qui suit)

caman: route, chemin

> pé gaman: comment

 

dí: jour

math: bon

> dí wath: bonjour (mutation initiale, puisque “dí” est un nom féminin)

 

dái: bon

ré: très (cause la mutation de la lettre initiale du mot qui suit)

in: marqueur adverbial (cause la mutation de la lettre initiale du mot qui suit)

> in rhé dhái: très bien

 

bráthu: merci/remerciement

 

ti: toi

súé: même (réfléchi)

> ti-súé: toi-même

 

ach: et

 

cóéth: aussi, également

 

gní: savoir

gnía ti: tu sais

a: particule interrogative (cause la mutation de la lettre initiale du mot qui suit)

> a ghnía ti: sais-tu

 

o: pronom relatif pour les subordonnées > “que, qui”; voire ci-dessous

 

ti-esi: tu as > voire ci-dessous

 

pen: tête

tech: beau, belle

> pen ré dech: une très belle tête

 

gwéla ti: tu veux

pé a chwéla ti: que veux-tu

 

gála mi: je peux

a ghála mi: puis-je?

 

bé: couper

 

prenuchi: pendre

 

gwer: sur

 

sédhl: siège

ép: cheval

> sédhl’ép: selle (siège de cheval)

conechughri: se faire foutre (expression idiomatique)

 

 

  1. Formation des Questions

 

Comme on peut le voir ci-dessus, on construit une question en mettant la particule “a” devant le verbe.

 

gnía ti: tu sais > affirmation.

a ghnía ti?: sais-tu? > question.

 

L’ordre des mots ne varie pas. La seule différence est la présence de la particule “a”, qui cause la mutation de la lettre initiale du mot qui suit.

 

gála mi: je peux > affirmation.

a ghála mi?: puis-je? > question.

 

 

Mots Interrogatifs

 

pé: que, quoi

pé gaman: comment

pí: qui

péri: pourquoi

pémái: où

ponch: quand

 

 

  1. Le Verbe Avoir

 

Le Galáthach ne possède pas de verbe “avoir”. On utilise donc une construction périphrastique utilisant le verbe “être”. Elle est formée de l’entité “possédante”, suivie du verbe “être”. Les deux sont reliés par un tiret.

 

mi-esi ép: j’ai un cheval

 

> mi-esi se traduit par as “avec-moi, à-moi” > mi-esi ép = “à-moi” est un cheval

 

En voici la conjugaison:

 

mi-esi: j’ai

ti-esi: tu as

é-esi: il a

í-esi: elle a

ni-esi: nous avons

sú-esi: vous (pl.) avez

sí-esi: ils/elles ont

 

Si le sujet d’une phrase est défini, il se place en tête, suivi du pronom + la construction “être”.

 

in gwir: l’homme

é-esi: il a

cun: chien

> in gwir é-esi cun: l’homme (il) a un chien

 

in dóné: les gens

sí-esi: ils ont

gavré: chèvres

> in dóné sí-esi gavré: les gens (ils) ont des chèvres

 

Dans une question la particule “a” se place en tête, suivie du pronom + la construction “être”. La particule cause la mutation de l’initiale de la construction.

 

pé a di-esi: qu’as-tu?

péri a shú-esi épé: pourquoi avez-vous (pl.) des chevaux?

 

Si le sujet d’une question est défini, la particule interrogative “a” se place entre le sujet et le pronom + construction “être”.

 

péri in gwir a hé-esi cun: pourquoi l’homme a-t-il un chien?

péri in dóné a shí-esi gavré: pourquoi les gens ont-ils des chèvres?

 

 

Exercice 1

 

Construire les phrases suivantes. Vous pourrez trouver les solutions en fin de leçon.

 

Quel est ton nom?

Où vis-tu?

Comment vas-tu?

Qui est ton ami?

Pourquoi es-tu ici?

Quand est ton anniversaire?

 

J’ai un nom:

Tu as un chien:

Il a un cheval:

Elle a une vache:

Nous avons de la bière:

Vous (pl.) avez du vin:

Ils n’ont rien:

 

Le cheval a de longues oreilles:

L’homme a un gros nez:

Les enfants ont des pieds sales:

 

Pourquoi as-tu une grosse tête?

Pourquoi ont-ils de petites mains?

Pourquoi les femmes ont-elles de longs cheveux?

Pourquoi les vaches ont-elles de courtes cornes?

 

Lexique

 

anu: nom

bithi: vivre

esi: être

caran: ami

insin: ici

pen’vlédhn: anniversaire (pen + blédhn “tête-année”)

cun: chien

ép: cheval

bó: vache

curu: bière

gwín: vin

néveth: rien

pen: tête

már: grand

sír: long

trughn: nez

galv: gras/gros

traiéthé: pieds (de plus d’une personne)

luthrach: sale

lámé: mains (de plus d’une personne)

méi: petit

gwolth: cheveu

carnu: corne

bir: court

 

 

  1. Propositions subordonnées

 

Une proposition subordonnée est une phrase enchâssée dans une autre phrase. Elle possède un verbe, un sujet et un objet qui sont indépendants de la proposition principale. Les deux sont reliées par la particule “o”, que l’on peut traduire par “que” ou “qui”.

 

gnía ti: tu sais

o: que

ti-esi: tu as

pen: une tête

tech: beau/belle

> gnía ti o ti-esi pen tech: tu sais que tu as une belle tête

 

apísa mi: je vois

o: que

né hesi: il n’y a pas

curu: bière

éth: plus

> apísa mi o né hesi curu éth: je vois qu’il n’y a  plus de bière

 

Dans la subordination, la seconde proposition (“il n’y a plus de bière”) peut exister indépendamment de la première (“je vois”). Les deux sont reliées par la particule “o”.

 

Si la particule “o” est suivie d’un mot commençant par une voyelle, elle devient “och”.

 

gwídha mi: je comprends

o: que

esi ti: tu es

lisc: fatigué

> gwídha mi och esi ti lisc: je comprends que tu es fatigué

Exercice 2

 

Construire les phrases suivantes. Vous pourrez trouver les solutions en fin de leçon.

 

Tu mérites que je te frappe:

L’homme voit que le cheval est ivre:

Les enfants entendent que le chien hurle:

Les femmes savent que leurs cheveux sont longs:

Les chèvres espèrent qu’elles ont des cornes:

Il pense qu’il est intelligent:

Elle sait qu’il est bête:

Les gens ne savent pas qu’ils ont de gros nez:

 

Lexique

 

gwescára: mériter

bói: frapper

mesc: ivre

clúi: entendre

duchan: hurler

gwómen: espérer

men: penser

suchwís: intelligent

duchwís: bête

 

 

 

 

Solutions 1

 

Quel est ton nom: Pé a hesi tó hanu?

Où vis-tu: Pémái a vítha ti?

Comment vas-tu: Pé gaman a hesi ti?

Qui est ton ami: Pí a hesi tó garan?

Pourquoi es-tu ici: Péri a hesi ti insin?

Quand est ton anniversaire: Ponch a hesi tó ben’vlédhn?

 

J’ai un nom: mi-esi anu

Tu as un chien: ti-esi cun

Il a un cheval: é-esi ép

Elle a une vache: í-esi bó

Nous avons de la bière: ni-esi curu

Vous (pl.) avez du vin: sú-esi gwín

Ils n’ont rien: sí-esi néveth

 

Le cheval a de longues oreilles: in ép é-esi daus sír

L’homme a un gros nez: in gwir é-esi trughn galv

Les enfants ont des pieds sales: in gnáthé sí-esi tráiéthé luthrach

 

Pourquoi as-tu une grosse tête: Péri a di-esi pen már?

Pourquoi ont-ils de petites mains: péri a shí-esi lámé wéi?

Pourquoi les femmes ont-elles de longs cheveux: Péri in wná a shí-esi gwolth sír?

Pourquoi les vaches ont-elles de courtes cornes: Péri in bóé a shí-esi carnúé bir?

Solutions 2

 

Tu mérites que je te frappe: gwescára ti o bóia mi ti

L’homme voit que le cheval est ivre: apísa in gwir och esi in ép mesc

Les enfants entendent que le chien hurle: clúia in gnáthé o duchána in cúné

Les femmes savent que leurs cheveux sont longs: gnía in wná och esi só chwolth sír

Les chèvres espèrent qu’elles ont des cornes: gwóména in gavré o sí-esi carnúé

Il pense qu’il est intelligent: ména é och esi é suchwís

Elle sait qu’il est bête: gnía í och esi é duchwís

Les gens ne savent pas qu’ils ont de gros nez: né ghnía in dóné o sí-esi trughné galv

 

 

                                                                                                          

Menghavan 12: Inchoráné Rhéiach – Inchoráné hAnréiach

 

Lesson 12: Propositions Relatives Directes et Indirectes

 

Dans la leçon 12, vous allez apprendre ce que sont les propositions relatives directe et indirecte ainsi que leur construction en Galáthach.

 

 

Conversation

 

Voici deux conversations entre trois personnes. Tarchonwoth est un homme, Tuthchána et Cunvára des femmes. Tous trois portent des noms attestés en Gaulois. Ces conversations vous montrent comment sont formées les constructions directes et indirectes.

 

 

collage 3

 

Tarchonwoth: Dí wath, pé gaman a hesi ti?

(Tarchonwoth: Bonjour, comment vas-tu?)

 

Tuthchána: Dí wath adhith cóéth. Esi mi in dhái, bráthu. Ach ti-súé?

(Tuthchana: Bonjour à toi aussi. Je vais bien, merci. Et toi-même?)

 

Tarchonwoth: Esi mi in dhái cóéth.

(Tarchonwoth: Je vais bien aussi.)

 

Tuthchána: Gwerthamich.

(Tuthchana: Excellent.)

 

Tarchonwoth: Gwéla mi prin ép. A ghnía ti don nep o gála é rinóthi ép adhim?

(Tarchonwoth: Je veux acheter un cheval. Connais-tu quelqu’un qui peut me vendre un cheval?)

 

Tuthchána: Gnía mi. Gnía mi ben shen o gála ó dúithir rinóthi ép adhith. Esi ó anu Cunvára. Ái a gantha hal in bron ach pétha adhí insé.

 

(Tuthchána: Oui [Je sais]. Je connais une veille femme dont la fille peut te vendre un cheval. Son nom est Cunvara. Vas de l’autre côté de la colline et demande-lui [là-bas])

 

Tarchonwoth: Bráthu ré hélu, esi ti ré chwórethwár.

(Tarchonwoth: Merci beaucoup, tu es très serviable.)

 

Tuthchána: Esi í mó harúer imí. Esi í neveth.

(Tuthchana: Je t’en prie [C’est mon plaisir]. Ce n’est rien.)

 

[Áia Tarchonwoth a hápis in ven shen a gantha hal in bron.]

[Tarchonwoth va voir la vieille femme de l’autre côté de la colline.]

 

Tarchonwoth: Dí wath. A hesi í ti-súé o tó dhúithir í-esi ép a brin?

(Tarchonwoth: Bonjour. Es-tu celle dont la fille a un cheval à acheter?)

 

Cunvára: Esi í mi-súé. A chwéla ti ápis in ép o gála mó dhúithir rinóthi ichí?

(Cinvara: C’est moi. Veux-tu voir le cheval que ma fille peut vendre?)

 

Tarchonwoth: In chwír, gwéla mi.

(Tarchonwoth: Oui, je veux.)

 

Cunvára: Esi é insé, derchi. A harwéra é adhith?

(Cunvára: Il est ici, regarde. Est-ce qu’il te plait?)

 

 

Lexique

 

gwerthamich: excellent

prin: acheter

don nep: quelqu’un

rinóthi: vendre

ben: femme

sen: vieux/vieille

dúithir: fille

cantha: côté

al: autre

bron: colline

derchi: regarder

 

 1. Propositions Relatives Directes

 

Une proposition relative directe est la partie d’une phrase qui a pour antécédent le sujet d’une partie précédente de la phrase.

 

> voici l’homme qui veut acheter un cheval

 

La proposition relative directe est “qui veut acheter un cheval”. Le mot “qui” fait référence à “l’homme”, qui était le sujet de la première partie de la phrase “voici l’homme”.

 

En Galáthach il y a quatre manières de construire cette phrase:

 

  1. a) en introduisant la proposition par le mot “o”, sans reprendre le sujet. Le mot “o” signifie “que” or “qui”. S’il est suivi d’un mot qui commence par une voyelle, il devient “och”.

 

esi: être

sin: ce/cet

in gwir: l’homme

o: qui (que)

gwel: vouloir

prin: acheter

in ép: le cheval

 

> esi sin in gwir o gwéla prin in ép: voici l’homme qui veut acheter le cheval.

 

Le mot “o” relie les deux propositions et fait référence à “l’homme”. Il n’y a aucune confusion possible puisqu’il n’y a pas d’autre mot dans la seconde proposition qui pourrait être pris pour le sujet:

 

gwéla prin in ép: vouloir acheter le cheval

 

Le mot “ép” ne peut être pris pour le sujet puisqu’il ne suit pas immédiatement le verbe. Dans ce cas, il n’est pas nécessaire de reprendre le sujet.

 

 

  1. b) en introduisant la proposition par le mot “o” et en reprenant le sujet. Ceci est nécessaire quand il peut y avoir une confusion sur le mot qui peut être sujet de la seconde proposition.

 

esi sin in gwir o gwéla in ép > cette phrase peut être interprétée de deux manières:

 

– voici l’homme qui veut le cheval

– voici l’homme que le cheval veut

 

Puisque les mots “in ép”, “le cheval” suivent directement le verbe ils peuvent être interprétés comme étant le sujet du second verbe “gwel”, “vouloir”.

 

Ainsi le sujet doit être repris à l’aide d’un pronom qui fait référence au sujet de la première proposition.

 

esi sin in gwir o gwéla é in ép: voici l’homme qui veut le cheval

 

La traduction littérale de cette phrase est “voici l’homme que il veut le cheval”.

 

En réalité la proposition relative directe devient une proposition subordonnée reliée à la proposition principale à l’aide du mot “o”.

 

 

  1. c) en reliant la seconde proposition à la première à l’aide du suffixe –ió qui suit se met à la fin du verbe de le seconde proposition.

 

esi sin in gwir gwelió in ép: voici l’homme qui veut le cheval

 

Le suffixe –ió fait toujours référence au sujet placé immédiatement devant lui. Cette phrase pourrait se traduit littéralement par “voici l’homme voulant le cheval”. Elle peut s’utiliser avec n’importe quel temps verbal..

 

 

  1. d) en reliant la seconde proposition à la première à l’aide de la préposition “en” placée devant le verbe. Ceci cause la mutation de la consonne initiale du verbe. Le verbe est sous sa forme radicale ou infinitive.

 

esi sin in gwir en chwel in ép

 

La traduction littérale de cette phrase est “voici l’homme voulant le cheval”, comme pour la forme utilisant –ió.

 

Puisque le verbe est sous sa forme radicale ou infinitive, il n’y a pas de confusion possible sur l’identification du sujet de la seconde proposition, car un sujet ne suit jamais un verbe sous sa forme radicale ou infinitive.

 

L’emploi de la préposition “en” afin de relier la seconde proposition à une proposition principale ne peut être effectué qu’au temps présent.

 

On peut choisir indifférement l’une des trois manières de construire des propositions relatives directes. Toutefois, la deuxième (b) est la plus simple.

 

  1. Propositions Relatives Indirectes

 

Une proposition relative indirecte est la partie d’une phrase qui a pour antécédent le sujet de la première partie de la phrase, mais de manière indirecte.

 

voici l’homme dont la fille veut acheter le cheval

 

La seconde proposition commence par “dont la fille”. Les mots “dont la fille” font référence au sujet de la première proposition, mais le sujet réel de la seconde est la fille, pas l’homme lui-même.

 

En Galáthach, il n’y a qu’une seule manière de construite cette phrase. La proposition est introduite par le mot “o” et le sujet est cité de manière indépendante. Le sujet devient “sa fille”.

 

esi sin in gwir o gwéla ó dhúithir prin in ép

 

La traduction littérale de cette phrase est “voici l’homme que sa fille veut acheter le cheval”. Comme dans les Propositions Relatives Directes b) la proposition devient une subordonée comportant son propre sujet indépendant, relié à la première proposition à l’aide du mot “o”.

 

Exercices

 

Traduire les phrases suivantes. Vous pourrez trouver les solutions en fin de leçon.

 

 

cath: chat

caníath: chanteur

druch: mauvais

mapath: enfant

depri: manger

grau: sable

lavar: parler

ióinch: jeune

derchi: regarder

rédhi: monter, chevaucher

méi: petit

geneth: fille

dáthráieth: pieds (une paire)

calwár: botte

mer: fou

líauth: forme

tói: arc

cáthói: flèche

dós: bras

sír: long

nerthach: fort

 

 

Voila la femme qui parle avec des chats :

Voici l’homme qui est un mauvais chanteur :

Voici l’enfant qui mange du sable :

Cunvára est la vieille femme qui parle à Tarchonwoth :

Tarchonwoth est le jeune homme qui regarde Tuthchána :

 

Tuthchána est la fille dont la sœur monte de petits chevaux :

Tarchonwoth est l’homme dont les pieds sont dans des bottes :

Cunvára est la femme dont les yeux sont fous :

C’est le cheval dont les jambes sont en excellente forme :

Voici venir [voilà aller] la femme avec l’arc et les flèches dont les bras sont longs et forts :

 

 

Solutions

 

 

Voila la femme qui parle avec des chats : Esi sé in ven o lavára can gáthé.

Voici l’homme qui est un mauvais chanteur : Insin esi in gwir och esi é caníath druch.

Voici l’enfant qui mange du sable : Esi sin in mapath o depra é grau

Cunvára est la vieille femme qui parle à Tarchonwoth : Esi Cunvára in ven shen en lhavar can Tarchonwoth.

Tarchonwoth est le jeune homme qui regarde Tuthchána : Esi Tarchonwoth in gwir ióinch derchió Tuthchána.

 

Tuthchána est la fille dont la sœur monte de petits chevaux : Esi Tuthchána in gheneth o rédha ó swíor épé méi.

Tarchonwoth est l’homme dont les pieds sont dans des bottes : Esi Tarchonwoth in gwir och esi ó dháthráieth en galwáré.

Cunvára est la femme dont les yeux sont fous : Esi Cunvára in ven och í-esi dáop mer.

C’est le cheval dont les jambes sont en excellente forme :Esi í in ép och esi ó góché en lhíauth gwerthamich.

Voici venir [voilà aller] la femme avec l’arc et les flèches dont les bras sont longs et forts : Insé áia in ven can in tói ach in cáthóíé och esi ó dádhós sír ach nerthach.

 

Menghavan 13: Inchoráné Gwepsin – Inchoráné Gwep Péthan

 

Lesson 13: Propositions Subordonnées Conjonctives – Propositions subordonnées Introduites par un Mot Interrogatif

 

Dans la leçon 13 vous allez apprendre ce que sont les propositions subordonnées conjonctives, ainsi que la manière dont elles sont construites en Galáthach.

 

 

Conversation

 

Voici une conversation entre deux personnes. Marthal est un homme et Suvron une femme. La conversation montre comment sont construites les subordonnées conjonctives.

 

 

Suvron: Anghnítha mi ma chwéla ti suling canim?

(Suvron: Je me demande si tu veux danser avec moi?)

Marthal: Né ghnía mi pé a chwéla mi ávó. A chwéla mi suling gwé né a chwéla mi?

(Marthal: Je ne sais pas ce que je veux faire. Est-ce que je veux danser ou est-ce que je ne veux pas?)

 

Suvron: Gwéla mi suling canith ach né a chwéla ti?

(Suvron: Je veux danser avec toi et tu ne veux pas?)

 

Marthal: Gwéla ti suling canim éithr né hesi suling sé o gwéla mi avó.

(Marthal: Tu veux danser avec moi mais danser n’est pas ce que je veux faire.)

 

Suvron: A ghnía ti pí a hesi mi?

(Suvron: Sais-tu qui je suis?)

 

Marthal: Né ghnía mi. Cóéth, né ghnía mi pé shulingen a hesi sé.

(Marthal: Non [Je ne sais pas]. De même [aussi], je ne sais pas ce qu’est la danse.)

 

Suvron: A ghnía ti pé gaman a shuling?

(Suvron: Sais-tu comment danser?)

 

Marthal: Né ghnía mi. Né ghnía mi diaman pémái a hádha mó dhálam, ach né ghnía mi diaman ponch a wantha mó dháthráieth.

(Marthal: Non [Je ne sais pas]. Je ne sais jamais où mettre mes mains, et je ne sais jamais où bouger mes pieds.)

 

Suvron: A ghnía ti péri a chwéla mi o sulinga ti canim?

(Suvron: Sais-tu pourquoi je veux que tu danses avec moi?)

 

Marthal: Né ghnía mi. A chwéla ti gní pethi báné u guru a híva mi pap dí?

(Marthal: Non [Je ne sais pas]. Veux-tu savoir combien de chopes [coupes] de bière je bois chaque jour?)

 

Suvron: Esi mi certh o né chwéla mi gní. Duch, pé a chwéla ti ávó?

(Suvron: Je suis sûre que je ne veux pas savoir. Alors, que veux-tu faire?)

 

Marthal: Gwéla mi ívi curu éth.

(Marthal: Je veux boire plus de bière.)

 

Signification des noms:

 

Marthal: Grand Front (< Marotalus)

 

Suvron: Bon Sein (< Subroni)

 

 

Lexique

 

anghníthi: se demander

gwel: vouloir

suling: danser

gní: savoir

ávó: faire

éithr: but

cóéth: également, aussi

diaman: jamais

ma: si

pé: quoi/que

gwé: ou

ach: et

pí: qui

pé shulingen: quelle danse

pé gaman: comment (quelle manière [chemin])

pémái: où

ponch: quand

ádha: mettre

dálam: main (d’un personne > une paire de mains)

mantha: bouger

dáthráieth: pied (d’une personne > une paire de pieds)

péri: pourquoi

pethi: combien (dénombrable ou indénombrable)

pan: coupe, chope

u: de (quantité)

curu: bière

ívi: boire

pap: chaque

dí: jour

duch: alors, donc, de toutes façons, continue, vas-y

éth: plus

  1. Proposition Subordonnée Conjonctive

 

Une proposition subordonnée conjonctive est une proposition reliée à celle qui la précède à l’aide d’une conjonction, afin d’obtenir une phrase. Voici la liste des conjonctions:

 

ma: si

gwé: ou

ach: et

éithr: mais

sé o: quoi/qui (“ce qui”)

 

 

La conversation ci-dessous propose les  propositions subordonnées conjonctives suivantes:

 

 

  1. a) Suvron: Anghnítha mi ma chwéla ti suling canim?

(Suvron: Je me demande si tu veux danser avec moi?)

 

  1. b) Marthal: A chwéla mi suling gwé né a chwéla mi?

(Marthal: Est-ce que je veux danser ou est-ce que je ne veux pas?)

 

  1. c) Suvron: Gwéla mi suling canith ach né a chwéla ti?

(Suvron: Je veux danser avec toi et tu ne veux pas?)

 

  1. d) Marthal: Gwéla ti suling canim éithr né hesi suling sé o gwéla mi avó.

(Marthal: Tu veux danser avec moi mais danser n’est pas ce que je veux faire.)

 

Les conjonctions “que” et “ce que” sont particulièrement importantes. On peut les utiliser de deux manières: en tant que mots qui remplacent un antécédent, et en tant que mots interrogatifs.

 

Ils se traduisent par l’expression “sé o”, qui veut dire littéralement “ ce qui”, utilisée dans l’exemple ci-dessous.

 

 

Marthal:[…] né hesi suling sé o gwéla mi avó.

(Marthal: […] danser n’est pas ce que je veux faire.)

 

Dans l’expression “… danser n’est pas ce que je veux faire, le mot “ce que” se traduit par “sé o”.

 

 

 

 

 

 

  1. Propositions subordonnées Introduites par un Mot Interrogatif

 

Une proposition subordonnée introduite par un mot interrogatif est une proposition reliée à celle qui la précède afin de former une seule phrase. Généralement, il y a un déficit d’information dans la phrase, qui suggère une question. Voici la liste des mots interrogatifs:

 

pí: qui

pé: que/quoi

pé gaman: comment (quelle manière [chemin])

pémái: où

ponch: quand

péri: comment

pethi: combien (dénombrable ou indénombrable)

 

Ces mots sont suivis par la particule interrogative “a” dans le cas d’une interrogation indirecte, ce qui est le cas la plupart du temps. Dans le cas de “pethi” (combien), la particule interrogative “a” suit directement l’objet (combien de).

 

S’il n’y a pas de déficit d’information, ils ne sont pas suivis par la particule “a”. Les mots “pémái” (où) et “ponch” (quand) peuvent etre utilisés de manière déclarative, afin de raconter une histoire. Dans ce cas ils n’indiquent pas une question et ne sont pas suivis de la particule “a”.

 

 

  1. a) Suvron: A ghnía ti pí a hesi mi?

(Suvron: Sais-tu qui je suis?)

 

  1. b) Marthal: Né ghnía mi. Cóéth, né ghnía mi pé shulingen a hesi sé.

(Marthal: Non [Je ne sais pas]. De même [aussi], je ne sais pas ce qu’est la danse.)

 

  1. c) Suvron: A ghnía ti pé gaman a shuling?

(Suvron: Sais-tu comment danser?)

 

  1. d) Marthal: Né ghnía mi. Né ghnía mi diaman pémái a hádha mó dhálam, ach né ghnía mi diaman ponch a wantha mó dháthráieth.

(Marthal: Non [Je ne sais pas]. Je ne sais jamais où mettre mes mains, et je ne sais jamais où bouger mes pieds.)

 

  1. e) Suvron: A ghnía ti péri a chwéla mi o sulinga ti canim?

(Suvron: Sais-tu pourquoi je veux que tu danses avec moi?)

 

  1. f) Marthal: Né ghnía mi. A chwéla ti gní pethi báné u guru a híva mi pap dí?

(Marthal: Non [Je ne sais pas]. Veux-tu savoir combien de choppes [coupes] de bière je bois chaque jour?)

 

 

Exercices

 

Traduire les phrases suivantes. Vous pourrez trouver les solutions en fin de leçon.

 

mer: fou

tech: beau

dal: aveugle

galv: gros/gras

cára: aimer

mesc: ivre

duchwís: bête, stupide

clúi: entendre

spá: dire

tiern: patron

dichéni: montrer

gwín: vin

ívi: boire

sóni: dormir

coimi: tomber

can: chanter

súel: soleit

íthi: descendre

 

Je veux savoir si tu es fou:

Es-tu belle ou je suis aveugle:

Je suis gros et j’aime ça:

Je suis ivre mas tu es bête:

Je ne peux pas entendre pas ce que tu dis:

 

Je veux savoir qui est le patron:

Je ne comprends pas ce que tu veux:

Peux-tu me montrer comment le faire:

Je ne peux pas croire que tu bois tant de vin [combien de vin du bois]:

Je ne sais pas pourquoi tu fais ça:

 

Je veux dormir où je tombe:

Je chante quand le soleil descend:

 

 

 

 

 

 

 

 

Solutions

 

Je veux savoir si tu es fou: Gwéla mi gní ma hesi ti mer.

Es-tu belle ou je suis aveugle: A hesi ti dech gwé a hesi mi dal?

Je suis gros et j’aime ça: Esi mi galv ach cára mi chí.

Je suis ivre mas tu es bête: Esi mi mesc éithr esi ti duchwís.

Je ne peux pas entendre pas ce que tu dis: Né ghála mi clúi sé o spá ti.

 

Je veux savoir qui est le patron: Gwéla mi gní pí a hesi in tiern

Je ne comprends pas ce que tu veux: Né chwídha mi pé a chwéla ti.

Peux-tu me montrer comment le faire: A ghála ti dichéni adhim pé gaman a hávó ichí?

Je ne peux pas croire que tu bois tant de vin [combien de vin du bois]: Né ghála mi crédhi pethi chwin a híva ti.

Je ne sais pas pourquoi tu fais ça: Né ghnía mi péri a háva ti sin.

 

Je veux dormir où je tombe: Gwéla mi sóni pémái cóima mi.

Je chante quand le soleil descend: Cána mi ponch ítha in súel.

 

 

Menghavan 14: In Goghníth Vrétrach

 

Leçon 14: Le Système Verbal

 

Dans la leçon 14 vous allez apprendre comment fonctionne le système verbal en Galáthach.

 

 

Conversation

 

Voici une conversation entre deux personnes. Gwirchan est un homme, Benghal une femme. Tous deux portent des noms attestés en Gaulois. La conversation vous montre comment fonctionne le système verbal.

 

 

 

Gwirchan: Éi geneth, díái insin!

(Gwirchan: Eh, jeune fille, viens ici !)

Benghal: Né chwéla mi díái insin.

(Benghal: Je ne veux pas venir ici.)

Gwirchan: Ména mi o gwelsí ti ápis sin.

(Gwirchan: Je pense que tu voudras voir ceci.)

Benghal: Menthú ti péthé élu cin shin.

(Benghal: Tu as pensé [à] beaucoup de choses avant ceci.)

Gwirchan: Garsíthu mi ti íóné élu cin glúia ti.

(Gwirchan: Je t’aurai appelé beaucoup de fois avant que tu n’entendes [tu entends].)

Benghal: Ré glúi mi díes, ach né rhé ‘pá ti neveth.

(Benghal: J’ai entendu hier, et tu n’as rien dit.)

Gwirchan: Ré shedhisí mi insin en ghar ri haman shír cin rhé rhethú ti insin.

(Gwirchan: Je serais [resté] assis ici à t’appeler pendant un long moment avant que tu n’aies couru [jusqu’] ici.)

Benghal: Esi sé riveth né rhé chwel mi réthi insé. Péri a rhé havósíthu mi sé?

(Benghal: C’est parce que je ne voulais pas courir [jusqu’]ici. Pourquoi aurais-je fait ça ?)

Gwirchan: Né shéthé duchis. Och apisí ti in sudherch-sin tech. Derchi ni sin rochan!

(Gwirchan: Ne sois pas stupide. Puisses-tu voir cette belle vue. Regardons-la ensemble !)

Benghal: Dái, dái, esi mi en dhíái. Delghe to dhúan. Pé a hesi í o gwéla ti och apísa mi?

(Benghal: Bien, bien, je viens. Du calme [retiens ta pisse]. Que veux-tu que je voie ?)

Gwirchan: Derchi insé. Esi in Lithau en hána.

(Gwirchan: Regarde ça [ ceci]. La Terre respire [est en train de respirer].)

 

Noms:

Gwirchan @ Homme de Chanson (< Uirocantus “chanson-homme”, Delamarre 2003, p. 321)

Benghal @ Femme de Pouvoir (< Banogalis “pouvoir-femme”, Delamarre 2003, p. 72)

 

 

  1. La racine verbale/infinitive – l’impératif

 

La racine verbale ou infinitive est la forme nue du verbe. Elle n’a ni préfixes ni suffixes.

 

díái: venir

gwel: vouloir

 

L’impératif (servant à donner un ordre) est la même forme. Le ton sera plus impérieux.

 

díái insin! : viens ici!

 

Il y sept racines verbales distinctes, selon leur terminaison.

 

  1. a) terminaison en -n, -r or -l

 

men: penser

gar: appeler

gwel: vouloir

 

  1. b) terminaison en voyelle + -i

 

díái: aller

clúi: entendre

 

  1. c) terminaison en consonne + -i

 

réthi: courir

derchi: regarder

sédhi: s’asseoir

 

  1. d) terminaison en -a

 

spá: dire

ána: respirer

 

  1. e) terminaison en –e

 

delghe: tenir

 

  1. f) terminaison en -o

 

ávó: faire

 

  1. g) terminaison en -s

 

ápis: voir

 

  1. Le Présent

 

On forme le présent en ajoutant au radical un suffixe. Ce suffixes est –a.

 

  1. a) Si la racine se termine par -n, -r, -l ou -s la terminaison –a est ajoutée à la terminaison.

 

gwel: vouloir

> gwéla mi: je veux

 

men: penser

> ména mi: je pense

 

gar: appeler

> gára mi: j’appelle

 

ápis: voir

> apisa mi: je vois

 

  1. b) Si la racine verbale se termine par une voyelle + -i la terminaison –a est ajoutée à la terminaison.

 

díái: venir

> diáia mi: je viens

 

clúi: entendre

> clúia mi: j’entends

 

  1. c) Si la racine verbale se termine en –a, il n’y a pas de modification.

 

spá: dire

> spá mi: je dis

 

  1. d) Si la racine verbale se termine en consonne + -i, -e or –o ce –i, -e ou –o se change en –a.

 

réthi: courir

> rétha mi: je cours

 

delghe: tenir

> delgha mi: je tiens

 

ávó: faire

> áva mi: je fais

 

 

  1. La Forme Progressive

 

On construit la forme progressive (“être en train de…”) en utilisant la préposition “en” devant la racine verbale, causant la mutaion de la consonne initiale du radical.

 

ána: respirer

> esi in Lithau en hána: la terre respire [est en train de respirer]

 

 

  1. Le Passé Simple / Accompli

 

On construit le passé simple en utilisant la particule “ré” devant la base verbale, causant la mutation de la consonne initiale du radical.

 

clúi: entendre

> ré glúi mi: j’entendis/j’ai entendu

 

spá: dire

> ré ‘pá ti neveth: tu ne dis rien/ tu n’as rien dit

 

 

  1. L’Inaccompli

 

Ce temps est utilisé pour parler d’une action commencée dans le passé et encore en déroulement, parfoisis traduite en français par le présent, ‘j’habite ici depuis 5 ans’ ou le passé composé, ‘j’ai perdu mes clefs’ On le forme en ajoutant un suffixe (une terminaison) à la racine verbale.

 

 

  1. a) racines verbales en n, r, l, a, e, o, et i, à l’exclusion de –thi and -dhi

 

Pour ces racines verbales la terminaison est  –thu.

 

men > menthu mi: j’ai pensé

gar > garthu mi: j’ai appelé

gwel > gwelthu mi: j’ai voulu

spá > spathu mi: j’ai dit

delghe > delghéthu mi: j’ai tenu

ávó > avóthu mi: j’ai fait

derchi > derchíthu mi: j’ai regardé

 

 

  1. b) racines verbales en –thi, -dhi et -s

 

Pour ces racines verbales la terminaison est –i se change en –ú. Ce –ú porte l’intonation.

 

sédhi > sedhú mi: je me suis assis

réthi > rethú mi: j’ai couru

ápis > apisú mi: j’ai vu

 

 

  1. Le Futur Simple

 

On construit le futur simple en ajoutant un suffixe (une terminaison) à la racine verbale.

 

 

  1. a) toutes les racines verbales sauf celles en -s

 

Pour ces racines verbales, la terminaison est –sí. Le –í porte l’intonation.

 

men > mensí mi: je penserai

gar > garsí mi: j’appellerai

gwel > gwelsí mi: je voudrai

spá > spasí mi: je parlerai

delghe > delghesí mi: je triendrai

ávó > ávosí mi: je ferai

derchi > derchisí mi: je verrai

sédhi > sedhisí mi: je m’assiérai

réthi > rethisí mi: je courrai

 

 

  1. b) racines verbales en -s

 

Pour ces racines verbales, la terminaison est –í. Le –í porte l’intonation.

 

ápis > apisí mi: je verrai.

 

 

  1. Le Conditionnel

 

On construit le conditionnel en ajoutant la particule “ré” devant le verbe au futur simple, causant la mutation de la consonne initiale du radical.

 

men > ré wensí mi: je penserais

spá > ré ‘pasí mi: je dirais

derchi > ré dherchisí mi: je regarderais

ápis > ré hapisí mi: je verrais

 

 

  1. Le Plus-Que-Parfait

 

On construit le plus-que-parfait en ajoutant la particule “ré” devant le verbe à l’inaccompli, causant la mutation de la consonne initiale du radical.

 

gar > ré gharthu mi: j’avais appelé

delghe > ré dhelghéthu mi: j’avais tenu

sedhi > ré shedhú mi: je m’étais assis

 

 

  1. Le Futur Antérieur

 

On construit le futur antérieur en ajoutant la terminaison –thu au verbe au futur simple.

 

gwel > gwelsíthu mi: j’aurai voulu

ávó > ávosíthu mi: j’aurai fait

réthi > rethisíthu mi: j’aurai couru

 

 

  1. Le Passé Première Forme

 

On construit le passé première forme en ajotant la particule “ré” devant le verbe au furur antérieur.

 

> ré chwelsithu mi: j’aurais voulu

> ré havosíthu mi: j’aurais fait

> ré rhethisíthu mi: j’aurais couru

 

 

  1. La Forme Progressive : Imparfait, Formes Future et Conditionnelle

 

La forme progressive (“être en train de”) peu se conjuguer à tous les temps en mettant le verbe “être” à tous les temps.

> bú mi en hána: je respirais [jétais en train de respirer]

> bí mi en hána: je respirerai [je serai en train de respirer]

> éthu mi en hána:  j’ai respiré [j’ai été en train de respirer]]

> biéthu mi en hána: j’aurai respirè [j’aurai été en train de respirer]

> ré ví mi en hána: je respirerais [je serais en train de respirer]

> ré héthu mi en hána: j’vais respiré [j’avais été en train de respirer]

> ré viéthu mi en hána: je respirerais [j’aurais été en train de respirer]

 

 

  1. L’Expression du Souhait

 

Afin d’exprimer un souhait, on place la particule “o” (“que”) devant le verbe au futur.

 

ápis: voir

> apisí ti: tu verras

> och apisí ti: puisses-tu voir !

 

On peut également l’utiliser avec le futur antérieur.

 

> och apisíthu ti: Puisses-tu avoir vu !

 

 

  1. L’Impératif Pluriel

 

L’impératif pluriel sert à donner un ordre à un groupe de personnes incluant le locuteur. On le construit en utilisant la forme impérative avec le pronom “ni”(nous).

 

derchi: voir

> derchi!: voyez !

> derchi ni!: voyons !

 

 

  1. L’Impératif Indirect

 

L’impératif indirect exprime un ordre de manière indirecte. Il est construit comme une proposition subordonnée à l’aide de “o” (“que”).

 

gwéla ti: tu veux

apísa mi: je vois

> gwéla ti och apísa mi: tu veux que je voie [vois]

 

 

  1. La Forme Impersonnelle

 

On construit la forme impersonnelle en ajoutant la terminaison –or à la fin de la racine verbale. Cela signifie qu’un verbe se comporte sans sujet, d’une manière générale.

 

men: penser

> menor: on pense

 

rinchi: avoir besoin

> rinchor: on a besoin > “il est nécessaire”

 

La forme impersonnelle pet être combinée avec toutes les formes du verbe.

 

> ré rhinchor: il était nécessaire

> rinchorthu: il a été nécessaire

> ré rhinchorthu: il avait été nécessaire

> rinchorsí: il sera nécessaire

> rinchorsíthu: il aura été nécessaire

> ré rhinchorsí: il serait nécessaire

> ré rhinchorsíthu: il aurait été nécessaire

> rinchor!: sois nécessaire ! Que cela soit nécessaire !

> o rinchorsí: qu’il soit nécessaire !

> gwéla mi o rinchor: je veux que cela soit nécessaire

 

 

 

Excercices

 

Traduire les expressions suivantes en utilisant les verbes proposés ci-dessous ou bien ceux appris lors des leçons précédentes. Vous pourrez trouver les solutions en fin de leçon.

 

 

trughni: ronfler

ausi: écouter

druchar: crier

cóimi: tomber

duiar: pleurer

suiar: rire

carni: construire

dicharni: détruire

dwaéli: péter

tái: toucher

croswi: surfer

depri: manger

sóni: dormir

buswi: embrasser

menthái: ressentir

cáma: marcher

dres: grimper

mári: grandir

líthi: célébrer

gwéri: arriver, se passer

 

Vas là-bas!:

Ecoute-moi!:

Je parle:

Tu dis:

Il est en train de crier:

Elle est en train de ronfler:

Nous tombâmes:

Vous chantâtes:

Ils pétèrent:

Ils touchèrent:

J’ai construit:

Vous avez détruit:

Il pleurera:

Elle rira:

Nous verrions:

Vous entendriez:

Ils avaient surfé:

J’avais mangé:

Vous aurez bu:

Il aura dormi:

Elle aurait embrassé:

Nous aurions ressenti:

Que tu aies grandi !:

Célébrons!:

Ils veulent que nous partions:

Ce serait arrivé:

 

 

Solutions:

 

Vas là-bas!:  ái insé!

Ecoute-moi! ausi adhim!

Je parle: lavára mi

Tu dis: spá ti

Il est en train de crier: esi é en dhruchar

Elle est en train de ronfler: esi í en drughni

Nous tombâmes: ré góimi ni

Vous chantâtes: ré gan sú

Ils pétèrent: ré dhwaéli sí

Ils touchèrent: ré wenthái sí

J’ai construit: carníthu mi

Vous avez détruit: dicharníthu ti

Il pleurera: duiarsí é

Elle rira: suiarsí í

Nous verrions: ré hapisí ni

Vous entendriez: ré glúisí sú

Ils avaient surfé: ré groswíthu sí

J’avais mangé: ré dhepríthu mi

Vous aurez bu: ivisíthu ti

Il aura dormi: sonisíthu é

Elle aurait embrassé: ré vuswíthu í

Nous aurions ressenti: ré wentháisithu ni

Que tu aies grandi ! o marsíthu ti

Célébrons!: líthi ni!

Ils veulent que nous partions: gwéla sí o técha ni

Ce serait arrivé: ré chwerorsíthu

 

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